
3 mai 2008
Pour Benoît LUTGEN, une agriculture qui propose des produits de qualité ne peut être modifiée génétiquement. C’est la condition sine qua non au maintien d’une agriculture à taille humaine et d’une relation de confiance forte entre les producteurs et la population.
Par ailleurs, de nombreuses études scientifiques ont démontré que les OGM étaient dommageables à la biodiversité. En 2003, une étude commandée par Tony BLAIR à l’Académie Britannique des Sciences l’a clairement démontré.
Au nom du principe de précaution, Benoît LUTGEN a chargé le CRA-W (centre wallon de recherche agronomique) de développer une méthode d’analyse permettant de déterminer l’éventuelle présence de colza transgénique en Région wallonne.
3.000 plantes sauvages de colza seront prélevées sur le territoire wallon. A l’heure actuelle, un peu plus de 1.400 prélèvements ont été effectués. 168 d’entre eux ont été analysés.
Une plante de colza comportant la substance CT73 (identifiant unique MON-73) a été identifiée dans le Hainaut occidental, entre les communes de Celles et de Mont-de-l’Enclus, le long de la nationale 391. La présence de cet OGM pourrait provenir d’une perte liée au transport de graines contenant des substances " OGM ", dont la commercialisation a été autorisée par les autorités fédérales. Ceci démontre que les risques de dissémination existent.
L’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire est compétente pour contrôler le respect des exigences légales concernant l’étiquetage et la traçabilité des produits génétiquement modifiés destinés à la chaine alimentaire. Afin de s’assurer que les dispositions qui conditionnent la mise sur le marché des plantes OGM soient bien respectées, le Ministre wallon de l’Agriculture et de l’Environnement a écrit à la Ministre fédérale de la Santé publique.
En effet, toute société qui a obtenu l’autorisation de commercialisation d’une variété OGM est obligée de développer un plan de monitoring destiné à assurer le suivi de la commercialisation de l’OGM concerné.
Pour Benoît LUTGEN, la plus grande rigueur doit prévaloir dans cette matière pour limiter au maximum tout risque de dissémination d’OGM. Benoît LUTGEN attend des autorités fédérales qu’elles prennent clairement leurs responsabilités si un quelconque manquement devait être constaté dans le chef des sociétés qui transportent de tels produits sur notre territoire.
De plus, tant que l’on ne dispose pas de certitudes pour éviter tout risque de dissémination, Benoît LUTGEN plaide pour l’instauration d’un moratoire en ce qui concerne la commercialisation ou les essais d’OGM !
En Région wallonne, Benoît LUTGEN a déposé un projet de décret relatif à la coexistence des cultures de plantes génétiquement modifiées (PGM) avec les cultures conventionnelles et les cultures biologiques. Ce projet a été approuvé en dernière lecture par le Gouvernement wallon le 30 avril 2008 et sera prochainement soumis au Parlement wallon. L’objectif est d’édicter des règles drastiques, alors que la commission européenne prône une totale liberté en autorisant la commercialisation et le semis de certaines variétés génétiquement modifiées.
Ce projet de décret vise à mettre en place les modalités les plus strictes possibles pour éviter les cultures de plantes génétiquement modifiées, notamment en :